Dans un match sans véritable enjeu, Jacobo Ramón a offert à Ancelotti une victoire au goût très spécial. Le jeune formé au club a inscrit, à la 94e minute, le but qui a permis au Real Madrid de s’imposer 2-1 face à Majorque. Un dénouement inattendu pour une soirée un peu étrange au Bernabéu, l’avant-dernière de Carlo Ancelotti sur le banc madrilène dans ce stade mythique.
Un onze chamboulé par les blessures
Avec plusieurs joueurs blessés, Ancelotti n’a pas eu beaucoup de choix pour composer son équipe. Résultat : une défense remplie de jeunes issus de la Castilla, comme Jacobo Ramón et Asencio, tous les deux titulaires. Et pour rendre la soirée encore plus intrigante, les supporters ont pu voir pour la première fois le duo Mbappé-Endrick en attaque. De quoi éveiller la curiosité dans une rencontre qui, sur le papier, n’avait pas grand-chose à offrir.
Endrick démarre fort, Majorque répond cash
Le match a débuté avec une occasion très nette pour le Real. Jacobo Ramón récupère un bon ballon au milieu et lance parfaitement Endrick dans la profondeur. Mais le Brésilien, un peu déséquilibré par un coup dans le dos, voit son tir repoussé par un excellent Román.
Quelques minutes plus tard, Majorque répond… et frappe. Sur une défense mal placée du Real, Fran García sort de sa zone, Ceballos n’arrive pas à couper la trajectoire et Asencio est trop loin pour intervenir sur Valjent. Le défenseur des visiteurs tente sa chance du gauche et envoie un missile dans les filets de Courtois. 0-1. Un bijou.
Domination madrilène sans concrétisation
Malgré ce but encaissé, le Real Madrid a ensuite mis le pied sur le ballon, mais sans beaucoup d’intensité. Les occasions sont venues petit à petit : une frappe lointaine de Modric, une tentative de Mbappé, une autre de Valverde… Mais à chaque fois, Leo Román était là. Le gardien majorquin a sorti cinq arrêts en première période et a clairement été l’homme fort de son équipe.
Madrid manquait de folie, d’un joueur capable d’éliminer ou de casser les lignes. Et comme il n’y avait pas vraiment de joueur pour reprendre les nombreux centres venus des ailes, ça coinçait.
Mbappé, encore lui
Heureusement pour les supporters merengues, Kylian Mbappé avait décidé de briller. Sur une action sortie de nulle part, il s’infiltre dans la surface, élimine trois joueurs dans un mouchoir de poche et trompe Román au premier poteau. Un but plein de classe, comme seul lui sait les faire. 1-1.
Mais à peine le Real revenu au score, Majorque est passé tout près de reprendre l’avantage. Après une erreur de Jacobo Ramón, Mateu se retrouve en bonne position, mais Courtois s’interpose et évite le pire.
Un final comme seul le Real sait en offrir
Ancelotti a alors tenté de forcer la décision avec quelques changements, mais le bloc de Majorque est resté très bas, avec les onze joueurs derrière le ballon. Román a continué son récital dans les buts, tandis que le Real multipliait les tentatives sans réussite.
Et puis, le football a fait son petit miracle. Dans les arrêts de jeu, Vallejo adresse un ballon dans la surface, et Jacobo Ramón surgit devant tout le monde pour placer son pied et envoyer le ballon au fond. 2-1. Explosion au Bernabéu.
Le jeune milieu n’en revenait pas. Le stade non plus. On aurait dit un but en finale de Ligue des Champions. Le public a scandé son nom : « Jacobo, Jacobo ! ». Un moment à part, un de ceux qui font de ce club quelque chose d’unique.
La fiche du match :
Real Madrid 2 : Courtois, Valverde, Jacobo Ramón, Asencio (Vallejo 63’), Fran García ; Modric, Ceballos, Güler, Bellingham ; Endrick (Gonzalo 73’), Mbappé
Majorque 1 : Leo Román ; Mateu Jaume (Maffeo 76’), Valjent, Raíllo, Copete, Toni Lato (Mojica 76’) ; Samu Costa, Antonio Sánchez, Sergi Darder ; Larin (Omar 58’), Muriqi
Buts :
0-1 Valjent (10’)
1-1 Mbappé (68’)
2-1 Jacobo Ramón (94’)
Arbitre : Alberola Rojas. Avertissements : Antonio Sánchez, Samu Costa
Stade : Santiago Bernabéu
