Après Arbeloa, qui pour diriger le Real Madrid ? Les 5 candidats les plus sérieux

Sylvestre Kamga
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La question agite déjà les coulisses du Santiago Bernabéu. Alvaro Arbeloa, nommé en janvier après l’éviction surprise de Xabi Alonso, ne semble pas parti pour s’installer durablement sur le banc madrilène. Une saison quasi blanche se dessine pour le club le plus titré d’Europe, et la direction commence visiblement à explorer ses options pour l’été.

Sept points de retard sur le Barça en Liga avec huit journées à jouer, une élimination en Coupe du Roi, une finale de Supercoupe perdue… et maintenant un revers face au Bayern Munich en quart de finale aller de la Ligue des Champions. Le bilan fait mal. Pour un club comme le Real Madrid, finir une saison sans trophée n’est tout simplement pas envisageable. Le mercato des entraîneurs s’annonce donc animé du côté de la capitale espagnole.

Voici les cinq noms qui circulent le plus sérieusement.

5. Andoni Iraola

L’entraîneur de Bournemouth figurait déjà sur la liste du Real avant que le club ne se tourne vers Xabi Alonso. À l’époque, il avait choisi de rester sur la côte anglaise. Mais son contrat expire en juin, ce qui en fait l’un des coaches les plus convoités du marché estival.

Douze ans passés en Liga avec l’Athletic Bilbao lui ont forgé une solide connaissance du football espagnol, qu’il met aujourd’hui à profit en Premier League. La réserve, c’est l’expérience. Franchir le cap du Real Madrid après Bournemouth, ce n’est pas la même trajectoire que pour un joueur comme Dean Huijsen. Pour un entraîneur, le saut est autrement plus vertigineux.

4. Julian Nagelsmann

Son nom revient régulièrement dans les conversations madrilènes, même si les agendas n’ont jamais vraiment coïncidé jusqu’ici. À seulement 38 ans, l’Allemand a encore largement le temps de rejoindre un club de ce calibre.

Problème, il est actuellement sélectionneur de l’Allemagne, sous contrat jusqu’à l’Euro 2028. Pour le libérer, il faudrait soit une rupture de sa part, soit une indemnité de compensation. Son passage à Hoffenheim, Leipzig et au Bayern Munich témoigne d’un vrai bagage tactique, même s’il n’a pour l’instant dirigé que des clubs allemands, ce qui peut légitimement interroger sur sa capacité à manager dans un environnement aussi particulier que Madrid.

3. Massimiliano Allegri

L’Italien a lui-même dû éteindre les rumeurs ces dernières semaines. Actuellement en poste à l’AC Milan pour la deuxième fois de sa carrière, il est lié au club rossonero pour encore un an, ce qui compliquerait une éventuelle arrivée.

Depuis 2010, Allegri n’a entraîné que Milan et la Juventus. Il connaît la pression des grands clubs, la gestion des egos et les saisons à enjeux. Ses détracteurs lui reprochent un football parfois trop pragmatique, et son manque d’expérience hors d’Italie reste un vrai point d’interrogation. Reste qu’à 58 ans, il sait gagner et imposer son autorité dans des vestiaires exigeants.

Il ne devrait pas être en tête de liste, mais mérite d’y figurer. Le dernier entraîneur italien du Real ne s’en est pas trop mal sorti, après tout.

2. Jürgen Klopp

Le rêve, peut-être. Mais un rêve qui semble encore loin de se concrétiser.

Quand Klopp a quitté Liverpool à l’été 2024, beaucoup ont pensé que c’était le rideau définitif sur sa carrière d’entraîneur. Depuis, il occupe un rôle plus discret au sein du réseau Red Bull. Pourtant, à 58 ans, rien ne dit qu’il n’a pas encore une grande aventure devant lui. Et parmi les entraîneurs disponibles, il est l’un des rares dont le nom serait immédiatement à la hauteur du projet madrilène.

Les retrouvailles avec Trent Alexander-Arnold, désormais au Real, ajouteraient une belle dimension romanesque à l’histoire. Mais il faut être honnête, l’hypothèse reste peu probable à ce stade.

1. Mauricio Pochettino

L’option la plus réaliste, et sans doute la plus excitante.

Tottenham avait été évoqué comme destination possible pour un retour de l’Argentin, mais la nomination de Roberto De Zerbi a fermé cette porte. Si Pochettino quitte la sélection américaine après la Coupe du Monde, comme beaucoup l’anticipent, il se retrouvera libre d’un beau poste.

À 54 ans, il a déjà géré des vestiaires à forte personnalité au PSG et à Chelsea. Avec les Parisiens, il a affiché un taux de victoire de 65%, même si la campagne européenne n’a pas répondu aux attentes. En Espagne, son dernier poste remonte à novembre 2012, quand il quittait Espanyol. Et lui-même n’a jamais fermé la porte au Real Madrid.

Ce serait peut-être le moment idéal pour les deux parties.

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