La presse internationale a largement relayé les événements survenus à l’Etihad, et c’est le journal allemand qui les résume le mieux.
La banderole adressée à Vinicius n’a pas échappé aux journaux sportifs les plus influents à l’échelle internationale, et en Allemagne, Manchester City en prend pour son grade.
Le Real Madrid s’est imposé face à Manchester City à l’Etihad (2-3), prenant ainsi une sérieuse option pour la qualification en Ligue des champions. L’équipe de Carlo Ancelotti a largement dominé les Anglais durant la majeure partie du match, et la victoire ne souffre d’aucune contestation. À vrai dire, le score aurait même pu être plus sévère.
Cependant, malgré une rencontre disputée de manière propre par les deux équipes (aucun carton distribué), l’attention s’est portée sur la banderole déployée par les supporters de City pour provoquer Vinicius Junior, en lien avec la dernière édition du Ballon d’Or. Le trophée avait été attribué de manière aussi surprenante qu’injuste à Rodri Hernández, actuellement blessé, au détriment de la star brésilienne.
La presse internationale s’est emparée de cette provocation des supporters mancuniens, qui ont repris l’un des titres phares d’Oasis, Stop Crying Your Heart Out (Arrête de pleurer à chaudes larmes, en anglais), pour adresser un message moqueur à Vinicius, pris à partie tout au long du match. « Où est ton Ballon d’Or ? », lui ont-ils lancé avec ironie. En réponse, le Brésilien a eu le dernier mot en montrant fièrement l’écusson des 15 Ligues des champions remportées par le Real Madrid.
Le quotidien allemand Bild, qui a publié une photo de la banderole, a titré : « Une véritable vengeance contre cette moquerie grossière envers Vinicius ! » Avant de poursuivre : « Cette vengeance a un goût particulièrement doux ! Piquante. Avant le coup d’envoi, les supporters de City ont provoqué Vinicius avec une banderole XXL représentant Rodri tenant le Ballon d’Or. Le message : Arrête de pleurer à chaudes larmes… une référence à une célèbre chanson d’Oasis, groupe dont le leader, Noel Gallagher, est un fervent supporter de City. Vini et le Real Madrid avaient le sentiment d’avoir été lésés lors de la remise du Ballon d’Or en octobre 2024. Peut-être est-ce ce qui a décuplé leur motivation au coup d’envoi ».
L’Angleterre s’en prend à Guardiola
De son côté, le Daily Mail n’a pas été tendre avec le choix tactique final de Pep Guardiola, titrant : « City jette tout à la poubelle ». Dans son article, signé Harry Bamforth, le journal estime que Manchester City est quasiment éliminé avant même le match retour : « Je sais qu’il reste encore un match, mais qui, à part les supporters de City, croit réellement que l’équipe de Guardiola va s’imposer au Bernabéu ? Je pense même que les fans de City ont perdu tout espoir après cette soirée. Leurs meilleures équipes ont affronté le Real Madrid à Madrid ces dernières années, et elles n’ont fait que perdre ou obtenir un nul. Alors, vu la fragilité de cette version de City, il semble presque impossible de les voir renverser la situation. S’ils y arrivent, je mangerai mon chapeau ».
The Sun a opté pour un titre plus accrocheur : « Belli se marre », et estime que le match retour sera une « épreuve de vérité annuelle » : « Les visiteurs ont eu le dernier mot, alors que les locaux ont gâché une avance de 2-1 à cause d’erreurs grossières, après s’être moqués de Vinicius pour le Ballon d’Or. Manchester City va maintenant devoir affronter son épreuve annuelle au Bernabéu avec un but de retard avant le match de mercredi prochain ».
Le journal français L’Équipe a choisi un titre plus sobre pour résumer ce premier acte entre City et le Real Madrid : La vérité éternelle, tandis que La Gazzetta dello Sport a été plus tranchante : « Manchester City survit, mais le Real Madrid ne perd jamais ».
De son côté, le média brésilien Globo Esporte a opté pour une formule plus imagée : « Le plus grand champion d’Europe renaît toujours de ses cendres ». L’argentin Olé a été plus direct : « Le Real Madrid est là ».
Enfin, aux États-Unis, The Athletic a été particulièrement sévère avec l’équipe de Guardiola : « City a eu ce qu’il méritait ».
